Stéphane Bonnéry

recherches sur l'éducation - cours universitaires - sociologie - sciences de l'éducation

25 octobre 2007

cours "Les élèves en difficultés"

Résumé du cours d'aujourd'hui

fin de la première partie :

d) l'idéologie du handicap socio-culturel

e) les "dys..." : dyslexiques, dyscalculiques, dysorthographiques...

f) les "déscolarisés", les "décrocheurs"

g) évolutions récentes

2e partie : Des théories qui existent permettant de comprendre les difficutlés scolaires

A) La sociologie de la reproduction

Avant la massification scolaire (avant l'accès des élèves de toutes les classes sociales aux études longues), dans les familles ou les classes sociales, d'une génération à l’autre, il y avait déjà "reproduction" de la société : la hiérarchie sociale était reproduite car les enfants de dominants restaient dominants et les enfants de dominés restaient dominés.

Avec l'idéologie de "l'égalité des chances", la société et le système scolaire avancent l'idée que l'école serait une compétition méritocratique où les élèves auraient les mêmes chances. Déconstruction de cette idée : si il y avait vraiment égalité des chances, alors les enfants de dominants ne devraient pas, en proportion, devenir plus souvent dominants eux-mêmes que les enfants de dominés.

La recherche de Bourdieu et Passeron dans "La reproduction" part donc de l'analyse statistique rétrospective des parcours d'élèves. Ils identifient 3 positions successives dans le temps :
{1} -> position sociale du père selon

la CSP

(catégorie socio-professionnelle : ouvrier, cadre supérieur, etc.)
{2} -> position scolaire du fils ou de la fille  (diplôme obtenu avant l'arrêt des études)
{3} -> position sociale du fils ou de la fille (selon

la CSP

)

premier point principal : entre le {2} et le {3} on constate d'abord que dans l'ensemble, il y a une correspondance entre le diplôme scolaire du fils ou de la fille et sa future position sociale. (Au passage, remarquons que mêmes si bien sûr, il y a des gens diplômés qui sont au chômage, le diplôme reste la meilleure arme contre le chômage). Toutefois, à diplôme scolaire égal, les enfants de dominants ont un souvent une position sociale un peu meilleure que celle des enfants de dominés. Mais quand même : l'école est devenue l'institution de "tri social" dans la hiérarchie sociale des CSP. Désormais, la fonction de « reproduction » s’effectue par le biais de l’école.

deuxième point principal : contrairement à l'idéologie de l'égalité des chances, on constate entre le {1} et le {2} de très fortes inégalités : plus un enfant vient d'une famille favorisée, plus il a de chances d'obtenir un diplôme élevé. Inversement, plus il vient d'une famille défavorisée (faiblement dotée en capital culturel) et plus il risque de sortir sans diplôme ou avec un "petit" diplôme, donc d'occuper une position sociale défavorisée à son tour. Ainsi, l'école participe à

la REPRODUCTION

de la société, à la reproduction des inégalités dans la société, à la reproduction des positions sociales d'une génération à l'autre dans chaque classe sociale. Et dorénavant, ce n'est plus directement que les fils de dominants restent des dominants et les fils de dominés restent des dominés : c'est par le biais de l'école et du "tri" qu'elle effectue par la sélection. L'école participe en cela à

la LEGITIMATION

des inégalités : elle fait apparaître les inégalités comme n'étant pas injustes car chacun croit avoir eu sa chance et que c'est le "mérite" ou les "dons" des uns qui ont fait la différence. Par la violence symbolique, l'école conduit ainsi les dominés à intérioriser le fait qu'ils sont moins légitimes que les dominants.
(Bien sur, ce n'est pas mécanique, il ne s'agit que de grandes tendances statistiques. Mais bien objectives au demeurant. Les "exceptions" qui confirment la règle sont mises en valeur par le système pour alimenter l'idéologie de l'égalité des chances. Nous verrons au prochain cours comment se réalise cette inégalité dans la classe.) 

troisième point principal : la reproduction des positions sociales ne se fait pas à l'identique, même pour les grandes tendances : avec la démocratisation scolaire, les enfants de dominés font désormais plus d'études que leurs parents. Ils ont donc des chances d'avoir une position sociale un peu supérieure. Mais les enfants de dominés font eux aussi plus d'études que leurs parents : autrefois le baccalauréat suffisait pour être patron. Aujourd’hui non. Chaque groupe social, d'une génération à l'autre, a "glissé" vers le haut : c'est ce que Bourdieu et Passeron nomment

la TRANSLATION

de la structure des chances (ceux qui ne progressent pas sont encore plus dominés quand la majorité de la société fait davantage d'études).


Dernier grand point à retenir : comment se cosntruisent dans la classe les écarts de réussite scolaire. Ce point n'est pas central dans la sociologie de la reproduction, mais nous reprendrons les pistes qui y sont développées : l'apprentissage scolaire exigerait des élèves qu'ils maîtrisent des dispositions que l'école n'enseigne pas : rapport au langage, rapport à la culture. Nous reviendrons là-dessus.

Pour s’aider à réviser, outre la lecture des ouvrages de référence (La reproduction Les héritiers) et des manuels donnés en début de semestre, voir : Mounier Pierre, Pierre Bourdieu, une introduction, Paris : Pocket / La découverte, 2001, 282 p

 

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cours de licence "introduction à la sociologie de l'éducation"

résumé du cours du 25/10

C) La sociologie durkheimienne de l’éducation

 

En liant chaque fois avec le cours précédent et les notions de la théorie sociologique « générale » de Durkheim : besoin social / institution / fonction ; « éducation à proprement parler » ; les fonctions de l’éducation ; les fonctions de l’école (intégrer à un milieu spécifique / intégrer à la société tout entière ; intégrer pour éviter l’anomie… insistance sur la cohérence entre la « théorie sociologique générale » et la « théorie de l’éducation » et sur ce qui dans la seconde découle de la première)


retour sur : besoin social / institution / fonction

pour ce qui est de la sociologie de l'éducation en particulier, nous avons vu que pour Dukheim, les "fonctions" de l'"institution" école doivent être identifiées par rapport aux "besoins sociaux" qu'elles assouvissent.

On voit dans le texte (téléchargeable dans le message de la semaine précédente) distribué aujourd'hui que pour Durkheim, l'éducation a deux fonctions essentielles :  intégrer à la société en unifiant les membres du corps social (transmission de valeurs et de modèles communs...) ; intégrer à un milieu particulier ou une classe sociale particulière en spécialisant l'éducation pour l'adapter à ce qui permettra à chaque futur adulte de se sentir à sa place dans ce milieux spécifique-là.

 

Selon Durkheim l'éducation, au travers de ces fonctions intégratives (unifier et spécialiser), permet d'éviter l'anomie. Pour ce faire, l'éducation doit enseigner "méthodiquement" (contenu et forme de l'enseignement) ce qu'une génération d'adulte pense être nécessaire à la génération suivante pour assurer la pérennité de la société. (Importance de l'éducation morale dans ce cadre-là.) On voit là qu'il y a une différence pour Durkheim entre socialisation (large et pas méthodique) et éducation

17 octobre 2007

grève le jeudi 18 octobre

lors de l'Assemblé générale qui s'est tenue lundi (250 personnes environ) il a été décidé d'appeler à la grève avec mobilisation pour jeudi 18 octobre. Personnellement, je ferai donc grève : rendez-vous pour mon cours le jeudi 25 octobre.
Pour ceux qui le souhaitent et qui pourront prendre les transports pour s'y rendre, il y a un rendez-vous des personnels et des étudiants de Paris 8 sur la manifestation : cherchez la banderole "Paris 8".

Lors de l'AG il a été aussi décidé :
* d'entreprendre des démarches et des discussions avec les collègues personnels et étudiants dans les UFR à propos des réformes universitaires
* de préparer une nouvelle AG pour mardi 23/10 à midi
* d'envisager une journée de mobilisation des universités d'Ile-de-France d'ici 15 jours.

L'appel rédigé à l'issue de l'AG :
Nous, personnels et étudiants de l’Université Paris 8 –Vincennes/Saint-Denis, réunis en AG le lundi 15 octobre 2007, nous élevons contre la loi « relative aux libertés et responsabilités des universités » et appelons à une mobilisation immédiate de toutes les universités françaises contre un texte voté en plein mois d’août sans concertation suffisante alors même que, selon les dires du premier ministre, il constitue pourtant « le texte le plus important de la législature ».

En effet cette loi

- remet en cause la gestion collective et démocratique des universités en concentrant l’essentiel des pouvoirs dans les mains du président et de la petite équipe qui gouvernera à ses côtés, réduisant dans le même temps la place des étudiants et des personnels administratifs dans les instances élues

- met en place, aussi bien pour les enseignants que pour les membres du personnel administratif, des procédures de recrutement (développement de la contractualisation et suppression des commissions de spécialistes) soumises au bon vouloir de l'équipe de direction, au risque de dérives autoritaires ou clientélistes et d’une remise en cause des statuts des personnels concernés

- organise le désengagement financier de l’État ce qui conduira à moyen terme à un appauvrissement de la plupart des universités, à une hausse des frais d’inscription pour les étudiants, à de nécessaires arbitrages budgétaires aux dépens des missions de formation ou de recherche et à une dépendance à l’égard des fonds privés.

Rappelons en outre que des réformes de ce type ont effectivement été mises en œuvre dans différents pays de l’Union européenne et que leurs effets ont été dévastateurs. Cette loi ne saurait donc répondre aux difficultés actuelles des universités françaises mais contribuera sans nul doute à une remise en question radicale du système public d’enseignement supérieur et de recherche.

L’Assemblée générale réunie à Saint-Denis le lundi 15 octobre appelle toutes les universités françaises
-    à se joindre aux manifestations du jeudi 18 octobre
-    à une  mobilisation contre la loi « relative aux libertés et responsabilités des universités »
-    à une journée d’action nationale le plus rapidement possible


Premiers signataires : Sud-étudiants Paris 8, Collectif d’enseignant Paris 8 autrement, collectif d’enseignants RED (Recherche Enseignement Démocratie), UNEF, UEC, SNPREES-FO, CGT, SNESUP...

Rendez-vous à la manifestation jeudi 18 octobre à 14h30 sous la banderole Paris 8

Angle de la rue de Crussol / bvd Voltaire (métro Oberkampf ou Filles du calvaire)

Lire l'appel du SNESup : appelpourgrandservicepublicuniversitaire.pdf

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12 octobre 2007

à propos de l'autonomie des universités

Une assemblé général se tiendra le lundi 15 octobre 2007 à 12h30 à l'Amphi X de l'unviersité Paris 8 à propos des réformes universitaires en cours qui concernent les étudiants, les personnels administratifs et techniques, les enseignants, les chercheurs.

* l'appel expliquant les raisons de la tenue de cette assemblée générale : appelAG15octobre.pdf

* article "les pièges de l'autonomie à la Sarkozy"

* article "Le capitalisme français et la question unviersitaire"

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11 octobre 2007

cours de licence "introduction à la sociologie de l'éducation"

Retour sur la lecture du texte faite par les étudiants.
Réponses aux questions posées pour la lecture du texte lors de la précédente séance. Des explications complètes viendront avec le cours sur Durkheim.

Pour finir la partie introductive : une demi-séances avec des repères historiques sur l'évolution du contexte économique, social et politique de la fin du XVIIIème siècle à aujourd'hui et les explications des transformations de l'école.

                                  Première partie : les sociologies "déterministes"

       

Chapitre 1 : La sociologie de l'éducation d'Emile Durkheim

A) la sociologie de Durkheim dans son contexte historique

1. repères historiques (permettant de relier ensuite à l’évolution des formes de solidarité et d’intégration, du « mécanique » vers « l’organique » ; le chercheur dans son époque : 1858-1917 ; début de la révolution industrielle ; début de la république et de l'existence des deux ordres scolaires primaire / secondaire).

2. Les débats sociaux, politiques et scientifiques qui conduisent à l’élaboration d’une nouvelle discipline sociologique et de l’éducation (fondation de la sociologie dans un contexte où les idées dominantes vont plutôt dans le sens d'une interprétation individualisante des phénomènes humains, crainte de l’anomie…)

 

cours "Les élèves en difficultés"


2ème séance

important : jeudi 11/10, un étudiant est parti avec la feuille d'inscription mise à jour par ses collègues. Il est prié de déposer ce document dès que possible au secrétariat de la licence des sciences de l'éducation.

Nous avons d'abord fini notre travail basé sur le texte distribué la semaine dernière (Isambert-Jamati Viviane, « Quelques rappels de l’émergence de l’échec scolaire comme "problème social" dans les milieux pédagogiques français », in Plaisance Éric (dir.) L’échec scolaire : Nouveaux débats, nouvelles approches sociologiques, Paris : éd. du CNRS, 1985, pp. 155-163). Il est important de comprendre la logique principale du texte : pour étudier un "problème social" (ce que la société ressent comme un problème et qu'elle désigne à sa façon) le sociologue ne doit pas prendre comme "allant-de-soi" la façon ordinaire de désigner ce problème ; sinon, il reste pris dans les évidences (= allants de soi) de nos façons de penser ordinaires. Pour étudier "l'échec scolaire", V. I-J. cherche donc à comprendre quels phénomènes sont désignés ainsi et amalgamés derrière ce terme. Pour ce faire, elle utilise une méthode historique d'étude des "traces" écrites. Cela lui permet à la fois d'identifier des traces observables, donc analysables ; et d'étudier ces traces, ces textes, comme des révélateurs de ce qui influence la pensée des pédagogues qui lisent ces textes. En suivant l'apparition et l'évolution du terme "échec scolaire" dans le temps, elle peut  ainsi voir et montrer que les pédagogues ne parlent pas d'échec scolaire tant que la société n'en est pas arrivé à vouloir que tout le monde fasse des études longues. Tant qu'il n'y a pas d'objectifs de scolarisation ambitieux, la société n'a pas de problème avec les élèves qui (50% au moins) sortent de l'ancienne école primaire sans le certificat d'études. A cette époque, l'idée d'échec est abordée seulement pour des cas individuels que l'on s'attend à voir réussir dans le lycée élitiste (car ils viennent de familles favorisées et scolarisées) : on les appelle les "cancres". C'est quand les objectifs de scolarisation s'élèvent que, devant la difficulté à ce que tous les élèves réussissent, alors on va parler d'échec. D'abord en désignant "l'élève en échec individuel". Puis, nous y reviendrons bientôt dans le cours, on parlera d'échec pour désigner les inégalités qui frappent plus fortement les enfants de milieux populaires.

 

 
 partie 1 : qu'appelle-t-on échec scolaire ? Quelles évolutions ?
 De l'objet social à un objet de recherches

 

(résumé)

 
a) avant « l’échec scolaire »

 

* Points communs entre « échec scolaire » et « enfance inadaptée »

Dans un contexte historique où l’objectif politique de scolarisation était à la hausse (comme pour échec scolaire 80 ans plus tard, voir V. Isambert-Jamati), la part d’enfants qui ne répondent pas aux exigences minimales (rester assis et silencieux 6h par jour et obéir à des consignes simples) posent un nouveau problème à l’école. Pour en parler, il faut désigner ce problème. C’est fait en attribuant le pb à l’élève et en qualifiant le pb par rapport à la norme, à l’enfant « normal » : « enfance anormale », enfance « inadaptée » (sous entendu à la scolarisation).

 

* Différences entre « échec scolaire » et « enfance inadaptée »

L’enfance inadaptée a besoin d’éducation, mais celle-ci ne peut être pensée sur le même mode que pour les enfants « normaux » car il y a es obstacles biologiques, indépassables, dans le développement, qui empêchent l’appropriation de certains savoirs « abstraits ». Les élèves « en échec » relèvent des objectifs « normaux » de la scolarité obligatoire.

 

* pour en savoir plus sur les débuts de l’enfance inadaptée, cliquer sur le lien (presque tous les articles de cette revue sont en ligne et gratuits au-delà d'une parution depuis 5 ans) :

Francine MUEL "L'école obligatoire et l'invention de l'enfance anormale", Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 1, n°1, janvier 1975, pp. 60 – 74

 

b) les élèves « en » difficulté ou « en » échec : essentialisation

 

conception de difficultés « par essence » :

mais comment les opinions de sens commun pour « expliquent » le constat de difficultés scolaires ?

 

c) l’idéologie des dons

 

Au début du XXème siècle, conception portée par « les compagnons de l’université nouvelle » comme un argument pour la démocratisation : les enfants du peuple qui sont doués sont empêchés de rentrer dans l’enseignement secondaire par un système scolaire ségrégatif ; c’est du gâchis pour eux et pour le pays qui se prive de futures têtes pensantes…

Mais plus tard, face à la démocratisation de l’accès au secondaire, l’idée de dons est mobilisée dans une logique fataliste : ça ne sert à rien de leur faire poursuivre des études. Ou encore : « l’échec est une fatalité, c’est joué d’avance. »

 

L’idée de dons repose sur une conception de l’intelligence innée, biologique. Mais dans les années 1950-60, on va se rendre compte que l’origine sociale « pèse » beaucoup dans le fait de détenir des « dons scolaires »… Attention donc à une lecture qui « naturalise » (comme si c’était naturel, inné) ce qui relève largement de l’acquis dans un milieu social.

 

 

Mais attention à ne pas « essentialiser » ce qui est acquis dans le milieu socio-famial : voir la semaine prochaine la déconstruciton de l’idée de « handicap socio-culturel ».

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04 octobre 2007

cours de licence "introduction à la sociologie de l'éducation"

 

Informations sur le déroulement de l'EC :

deux notes seront attribuées à chaque étudiant : l'une à l'occasion d'un devoir sur table final (une question sera posée pour inviter les étudiants à faire la synthèse du cours) ; l'autre en cours de semestre dont les modalités sont à préciser ultérieurement.

Plan du cours :

première partie : les sociologies "déterministes"
chapitre 1 = Durkheim
chap. 2 = Bourdieu

deuxième partie : les sociologies "individualistes"
ch.3 = Boudon
ch.4 = l'interactionnisme symbolique

troisième partie : les sociologies qui étudient des parcours d'élèves et des situations scolaires dans des contextes sociaux déterminés
ch.5 : Terrail
ch.6 : Beaud
ch.7  si le temps le permet : Lahire ou ESCOL

Résumé de la séance d'aujourd'hui :


INTRODUCTION

* Présentation du cours sur le semestre et de ses objectifs (connaître et situer respectivement des auteurs, des théories, des méthodes ; s’initier à la déconstruction de discours de sens commun et à la problématisation / construction d’objets sociologiques).
* l'objectivation des phénomènes sociaux est moins habituelle que celle des phénomènes naturels, d'où des résistances. 

* définitions : sociologie ; dénaturalisation : allants-de-soi ; sens commun ; prénotions ; objets bavards ; déconstruction ; rupture épistémologique ; construction d’objets sociologiques ; objectivation et résistance à l’objectivation (notamment sur "échec scolaire", faits sociaux et expérience individuelle...).

* bibliographie : biblio.doc

PREMIERE PARTIE : LES SOCIOLOGIES DETERMINISTES

Chapitre 1 : Durkheim

Nous avons commencé à lire un extrait d'un livre de Durkheim

Pour la semaine prochaine finir de lire le texte distribué qui est également téléchargeable ci contre : DK_educ_et_socio.doc

Deux objectifs principaux dans la lecture de ce texte :
1) comprendre comment le texte est construit pour amener les arguments de façon progressive et structurée.

2) répondre aux questions suivantes qui vous aideront à avoir des fils conducteurs de votre lecture et à ne pas se noyer dans chacune des idées (qu'il faut comprendre bien sur en même temps) :

- Quel objet sociologique  Durkheim construit-il ?

- Quels  problèmes sociaux de son temps le conduisent à étudier cette question ? Quelles ruptures avec les conceptions dominantes à son époque marque-t-il ?

- En quoi cet extrait mobilise (explicitement ou implicitement) des concepts et des analyses que Durkheim a élaborés par ailleurs ? 

- En quoi cet extrait montre la mise en œuvre des règles de sa méthode sociologique ?  

* * *

Pour approfondir la réfléxion ou les lectures, plusieurs pistes :

* Jean-Claude Filloux a écrit des textes de rpésentation de l'oeuvre de Durkheim qui sont accessibles pour des étudiants de licence. A la bibliothèque, vous pouvez aller voir : Filloux Jean-Claude, Durkheim et l’éducation, Paris : PUF, 1994, collection "pédagogies et pédagogues", 128 p ; de même, en ligne, vous pouvez lire : http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Durkheim--Emile_Durkheim_penseur_de_leducation_par_Jean-Claude_Filloux

* Trois ouvrages de Durkheim sur l'éducation exisnte (chacun d'eux peut être emprunté à la bibliothèque de Paris 8 - voir le lien ci-contre dans la colonne de droite ; de même, chacun d'eux peut être consulté en ligne en texte intégrale sur le site québecois "les classsiques des sciences sociales", voir le lien ci-contre aussi). Il s'agit des trois ouvrages suivants :

Durkheim Émile, Éducation et sociologie, Paris : P.U.F (Quadrige), rééd. 1999, 130 p.

Durkheim Émile, L’éducation morale, Paris : P.U.F (Quadrige), rééd. 1992, 242 p.

Durkheim Émile, L’évolution pédagogique en France, Paris : P.U.F (Quadrige), rééd. 1999, 403 p.

A la semaine prochaine

cours "les élèves en difficultés"

Plan du cours :

partie 1 : qu'appelle-t-on échec scolaire ? Quelles évolutions ? De l'objet social à un objet de recherches
partie 2 : différentes théories qui permettent de comprendre les phénomènes nommés "échec scolaire"
partie 3 : comment se construit "l'échec scolaire" ?

Informations sur le déroulement de l'EC :

deux notes seront attribuées à chaque étudiant : l'une à l'occasion d'un devoir sur table final (une question sera posée pour inviter les étudiants à faire la synthèse du cours) ; l'autre en cours de semestre soit une note de stage liée au module de préprofessionnsalisaiton aux métiers de l'enseignement soit un dossier d'étude d'un texte (à préciser)

Résumé de la séance d'aujourd'hui :


INTRODUCTION

* Présentation du cours sur le semestre et de ses objectifs
* Difficultés liées à l'objet étudié pour construire une posture, un regard de recherche, d'analyse, qui ne soit pas pris par les implications de chacun dans la question.
* Approche principalement sociologique avec des apports de didactique

* lecture du texte : Isambert-Jamati Viviane, « Quelques rappels de l’émergence de l’échec scolaire comme "problème social" dans les milieux pédagogiques français », in Plaisance Éric (dir.) L’échec scolaire : Nouveaux débats, nouvelles approches sociologiques, Paris : éd. du CNRS, 1985, pp. 155-163.

§       Préalablement à la lecture, rapides repères historiques sur l’évolution du système scolaire

§       Lecture du texte et éclairage à partir des notions abordées + méthode de recherche. (début de lecture ensemble + travail à finir par les étudiants pour la séance suivante). Pour les absents : le livre se trouve à la BU de P8.


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