25 octobre 2007
cours "Les élèves en difficultés"
Résumé du cours d'aujourd'hui
fin de la première partie :
d) l'idéologie du handicap socio-culturel
e) les "dys..." : dyslexiques, dyscalculiques, dysorthographiques...
f) les "déscolarisés", les "décrocheurs"
g) évolutions récentes
2e partie : Des théories qui existent permettant de comprendre les difficutlés scolaires
A) La sociologie de la reproduction
Avant la massification
scolaire (avant l'accès des élèves de toutes les classes sociales aux études
longues), dans les familles ou les classes sociales, d'une génération à l’autre,
il y avait déjà "reproduction" de la société : la hiérarchie
sociale était reproduite car les enfants de dominants restaient dominants et
les enfants de dominés restaient dominés.
Avec l'idéologie de
"l'égalité des chances", la société et le système scolaire avancent
l'idée que l'école serait une compétition méritocratique où les élèves auraient
les mêmes chances. Déconstruction de cette idée : si il y avait vraiment
égalité des chances, alors les enfants de dominants ne devraient pas, en
proportion, devenir plus souvent dominants eux-mêmes que les enfants de
dominés.
La recherche de Bourdieu
et Passeron dans "La reproduction" part donc de l'analyse statistique
rétrospective des parcours d'élèves. Ils identifient 3 positions successives
dans le temps : la CSP la CSP
{1} -> position sociale du père selon
{2} -> position scolaire du fils ou de la fille (diplôme obtenu avant
l'arrêt des études)
{3} -> position sociale du fils ou de la fille (selon
premier point principal :
entre le {2} et le {3} on constate d'abord que dans l'ensemble, il y a une
correspondance entre le diplôme scolaire du fils ou de la fille et sa future
position sociale. (Au passage, remarquons que mêmes si bien sûr, il y a des
gens diplômés qui sont au chômage, le diplôme reste la meilleure arme contre le
chômage). Toutefois, à diplôme scolaire égal, les enfants de dominants ont un
souvent une position sociale un peu meilleure que celle des enfants de dominés.
Mais quand même : l'école est devenue l'institution de "tri social"
dans la hiérarchie sociale des CSP. Désormais,
la fonction de « reproduction » s’effectue par le biais de l’école.
deuxième point principal
: contrairement à l'idéologie de l'égalité des chances, on constate entre le
{1} et le {2} de très fortes inégalités : plus un enfant vient d'une famille
favorisée, plus il a de chances d'obtenir un diplôme élevé. Inversement, plus
il vient d'une famille défavorisée (faiblement dotée en capital culturel) et plus
il risque de sortir sans diplôme ou avec un "petit" diplôme, donc
d'occuper une position sociale défavorisée à son tour. Ainsi, l'école participe
à la REPRODUCTION la LEGITIMATION
(Bien sur, ce n'est pas mécanique, il ne s'agit que de grandes tendances
statistiques. Mais bien objectives au demeurant. Les "exceptions" qui
confirment la règle sont mises en valeur par le système pour alimenter
l'idéologie de l'égalité des chances. Nous verrons au prochain cours comment se
réalise cette inégalité dans la classe.)
troisième point principal : la
reproduction des positions sociales ne se fait pas à l'identique, même pour les
grandes tendances : avec la démocratisation scolaire, les enfants de dominés
font désormais plus d'études que leurs parents. Ils ont donc des chances
d'avoir une position sociale un peu supérieure. Mais les enfants de dominés
font eux aussi plus d'études que leurs parents : autrefois le baccalauréat
suffisait pour être patron. Aujourd’hui non. Chaque groupe social, d'une
génération à l'autre, a "glissé" vers le haut : c'est ce que Bourdieu
et Passeron nomment la
TRANSLATION
Dernier grand point à retenir : comment se cosntruisent dans la classe les écarts de réussite scolaire. Ce point n'est pas central dans la sociologie de la reproduction, mais nous reprendrons les pistes qui y sont développées : l'apprentissage scolaire exigerait des élèves qu'ils maîtrisent des dispositions que l'école n'enseigne pas : rapport au langage, rapport à la culture. Nous reviendrons là-dessus.
Pour
s’aider à réviser, outre la lecture des ouvrages de référence (La reproduction ─ Les héritiers) et des manuels donnés en début de semestre, voir : Mounier
Pierre, Pierre Bourdieu, une introduction, Paris : Pocket / La
découverte, 2001, 282 p
cours de licence "introduction à la sociologie de l'éducation"
résumé du cours du 25/10
C) La sociologie durkheimienne de l’éducation
En liant chaque fois avec le cours précédent et les notions de la théorie sociologique « générale » de Durkheim : besoin social / institution / fonction ; « éducation à proprement parler » ; les fonctions de l’éducation ; les fonctions de l’école (intégrer à un milieu spécifique / intégrer à la société tout entière ; intégrer pour éviter l’anomie… insistance sur la cohérence entre la « théorie sociologique générale » et la « théorie de l’éducation » et sur ce qui dans la seconde découle de la première)
retour sur : besoin social / institution / fonction
pour ce qui est de la sociologie de l'éducation en
particulier, nous avons vu que pour Dukheim, les "fonctions" de
l'"institution" école doivent être identifiées par rapport aux
"besoins sociaux" qu'elles assouvissent.
On voit dans le texte (téléchargeable dans le message de
la semaine précédente) distribué aujourd'hui que pour Durkheim, l'éducation a
deux fonctions essentielles : intégrer à la société en unifiant les
membres du corps social (transmission de valeurs et de modèles communs...) ;
intégrer à un milieu particulier ou une classe sociale particulière en
spécialisant l'éducation pour l'adapter à ce qui permettra à chaque futur
adulte de se sentir à sa place dans ce milieux spécifique-là.
Selon Durkheim l'éducation, au travers de ces fonctions intégratives
(unifier et spécialiser), permet d'éviter l'anomie. Pour ce faire, l'éducation
doit enseigner "méthodiquement" (contenu et forme de l'enseignement)
ce qu'une génération d'adulte pense être nécessaire à la génération suivante
pour assurer la pérennité de la société. (Importance de l'éducation morale dans
ce cadre-là.) On voit là qu'il y a une différence pour Durkheim entre
socialisation (large et pas méthodique) et éducation
17 octobre 2007
grève le jeudi 18 octobre
lors de l'Assemblé générale qui s'est tenue lundi (250 personnes
environ) il a été décidé d'appeler à la grève avec mobilisation pour
jeudi 18 octobre. Personnellement, je ferai donc grève : rendez-vous
pour mon cours le jeudi 25 octobre.
Pour ceux qui le souhaitent et
qui pourront prendre les transports pour s'y rendre, il y a un
rendez-vous des personnels et des étudiants de Paris 8 sur la
manifestation : cherchez la banderole "Paris 8".
Lors de l'AG il a été aussi décidé :
* d'entreprendre des
démarches et des discussions avec les collègues personnels et étudiants
dans les UFR à propos des réformes universitaires
* de préparer une nouvelle AG pour mardi 23/10 à midi
* d'envisager une journée de mobilisation des universités d'Ile-de-France d'ici 15 jours.
L'appel rédigé à l'issue de l'AG :
Nous, personnels et étudiants de l’Université Paris 8
–Vincennes/Saint-Denis, réunis en AG le lundi 15 octobre 2007, nous
élevons contre la loi « relative aux libertés et responsabilités des
universités » et appelons à une mobilisation immédiate de toutes les
universités françaises contre un texte voté en plein mois d’août sans
concertation suffisante alors même que, selon les dires du premier
ministre, il constitue pourtant « le texte le plus important de la
législature ».
En effet cette loi
- remet en cause la gestion collective et démocratique des universités
en concentrant l’essentiel des pouvoirs dans les mains du président et
de la petite équipe qui gouvernera à ses côtés, réduisant dans le même
temps la place des étudiants et des personnels administratifs dans les
instances élues
- met en place, aussi bien pour les enseignants que pour les membres du
personnel administratif, des procédures de recrutement (développement de
la contractualisation et suppression des commissions de spécialistes)
soumises au bon vouloir de l'équipe de direction, au risque de dérives
autoritaires ou clientélistes et d’une remise en cause des statuts des
personnels concernés
- organise le désengagement financier de l’État ce qui conduira à moyen
terme à un appauvrissement de la plupart des universités, à une hausse
des frais d’inscription pour les étudiants, à de nécessaires arbitrages
budgétaires aux dépens des missions de formation ou de recherche et à
une dépendance à l’égard des fonds privés.
Rappelons en outre que des réformes de ce type ont effectivement été
mises en œuvre dans différents pays de l’Union européenne et que leurs
effets ont été dévastateurs. Cette loi ne saurait donc répondre aux
difficultés actuelles des universités françaises mais contribuera sans
nul doute à une remise en question radicale du système public
d’enseignement supérieur et de recherche.
L’Assemblée générale réunie à Saint-Denis le lundi 15 octobre appelle
toutes les universités françaises
- à se joindre aux manifestations du jeudi 18 octobre
- à une mobilisation contre la loi « relative aux libertés et
responsabilités des universités »
- à une journée d’action nationale le plus rapidement possible
Premiers signataires : Sud-étudiants Paris 8, Collectif d’enseignant
Paris 8 autrement, collectif d’enseignants RED (Recherche Enseignement
Démocratie), UNEF, UEC, SNPREES-FO, CGT, SNESUP...
Rendez-vous à la manifestation jeudi 18 octobre à 14h30 sous la
banderole Paris 8
Angle de la rue de Crussol / bvd Voltaire (métro Oberkampf ou Filles du
calvaire)
Lire l'appel du SNESup : appelpourgrandservicepublicuniversitaire.pdf
12 octobre 2007
à propos de l'autonomie des universités
Une assemblé général se tiendra le lundi 15 octobre 2007 à 12h30 à l'Amphi X de l'unviersité Paris 8 à propos des réformes universitaires en cours qui concernent les étudiants, les personnels administratifs et techniques, les enseignants, les chercheurs.
* l'appel expliquant les raisons de la tenue de cette assemblée générale : appelAG15octobre.pdf
* article "les pièges de l'autonomie à la Sarkozy"
* article "Le capitalisme français et la question unviersitaire"
11 octobre 2007
cours de licence "introduction à la sociologie de l'éducation"
Retour sur la lecture du texte faite par les étudiants.
Réponses
aux questions posées pour la lecture du texte lors de la précédente
séance. Des explications complètes viendront avec le cours sur Durkheim.
Pour finir la partie introductive : une demi-séances avec des repères historiques sur l'évolution du contexte économique, social et politique de la fin du XVIIIème siècle à aujourd'hui et les explications des transformations de l'école.
Première partie : les sociologies "déterministes"
Chapitre 1 : La sociologie de l'éducation d'Emile Durkheim
A) la
sociologie de Durkheim dans son contexte historique
1. repères
historiques (permettant de relier ensuite à l’évolution des formes de
solidarité et d’intégration, du « mécanique » vers
« l’organique » ; le chercheur dans son époque : 1858-1917 ;
début de la révolution industrielle ; début de la république et de l'existence
des deux ordres scolaires primaire / secondaire).
2. Les
débats sociaux, politiques et scientifiques qui conduisent à l’élaboration
d’une nouvelle discipline sociologique et de l’éducation (fondation de la
sociologie dans un contexte où les idées dominantes vont plutôt dans le sens
d'une interprétation individualisante des phénomènes humains, crainte de
l’anomie…)
cours "Les élèves en difficultés"
2ème séance
important
: jeudi 11/10, un étudiant est parti avec la feuille d'inscription mise
à jour par ses collègues. Il est prié de déposer ce document dès que
possible au secrétariat de la licence des sciences de l'éducation.
Nous
avons d'abord fini notre travail basé sur le texte distribué la semaine
dernière (Isambert-Jamati Viviane, « Quelques rappels de l’émergence de l’échec
scolaire comme "problème social" dans les milieux pédagogiques
français », in Plaisance Éric
(dir.) L’échec scolaire : Nouveaux
débats, nouvelles approches sociologiques, Paris : éd. du CNRS,
1985, pp. 155-163). Il est important de comprendre la logique principale du
texte : pour étudier un "problème social" (ce que la société
ressent comme un problème et qu'elle désigne à sa façon) le sociologue ne doit
pas prendre comme "allant-de-soi" la façon ordinaire de désigner ce
problème ; sinon, il reste pris dans les évidences (= allants de soi) de nos
façons de penser ordinaires. Pour étudier "l'échec scolaire", V. I-J.
cherche donc à comprendre quels phénomènes sont désignés ainsi et amalgamés
derrière ce terme. Pour ce faire, elle utilise une méthode historique d'étude
des "traces" écrites. Cela lui permet à la fois d'identifier des
traces observables, donc analysables ; et d'étudier ces traces, ces textes,
comme des révélateurs de ce qui influence la pensée des pédagogues qui lisent
ces textes. En suivant l'apparition et l'évolution du terme "échec
scolaire" dans le temps, elle peut ainsi voir et montrer que les
pédagogues ne parlent pas d'échec scolaire tant que la société n'en est pas
arrivé à vouloir que tout le monde fasse des études longues. Tant qu'il n'y a
pas d'objectifs de scolarisation ambitieux, la société n'a pas de problème avec
les élèves qui (50% au moins) sortent de l'ancienne école primaire sans le
certificat d'études. A cette époque, l'idée d'échec est abordée seulement pour
des cas individuels que l'on s'attend à voir réussir dans le lycée élitiste (car
ils viennent de familles favorisées et scolarisées) : on les appelle les
"cancres". C'est quand les objectifs de scolarisation s'élèvent que,
devant la difficulté à ce que tous les élèves réussissent, alors on va parler
d'échec. D'abord en désignant "l'élève en échec individuel". Puis,
nous y reviendrons bientôt dans le cours, on parlera d'échec pour désigner les
inégalités qui frappent plus fortement les enfants de milieux populaires.
partie 1 : qu'appelle-t-on échec
scolaire ? Quelles évolutions ?
De l'objet social à un objet de recherches
(résumé)
a) avant
« l’échec scolaire »
* Points
communs entre « échec scolaire » et « enfance inadaptée »
Dans un
contexte historique où l’objectif politique de scolarisation était à la hausse
(comme pour échec scolaire 80 ans plus tard, voir V. Isambert-Jamati), la part
d’enfants qui ne répondent pas aux exigences minimales (rester assis et
silencieux 6h par jour et obéir à des consignes simples) posent un nouveau
problème à l’école. Pour en parler, il faut désigner ce problème. C’est fait en
attribuant le pb à l’élève et en qualifiant le pb par rapport à la norme, à
l’enfant « normal » : « enfance anormale », enfance
« inadaptée » (sous entendu à la scolarisation).
* Différences
entre « échec scolaire » et « enfance inadaptée »
L’enfance
inadaptée a besoin d’éducation, mais celle-ci ne peut être pensée sur le même
mode que pour les enfants « normaux » car il y a es obstacles
biologiques, indépassables, dans le
développement, qui empêchent l’appropriation de certains savoirs
« abstraits ». Les élèves « en échec » relèvent des
objectifs « normaux » de la scolarité obligatoire.
* pour en
savoir plus sur les débuts de l’enfance inadaptée, cliquer sur le lien (presque tous les articles de cette revue sont en ligne et gratuits au-delà d'une parution depuis 5 ans) :
b) les
élèves « en » difficulté ou « en » échec :
essentialisation
conception
de difficultés « par essence » :
mais comment
les opinions de sens commun pour « expliquent » le constat de
difficultés scolaires ?
c)
l’idéologie des dons
Au début
du XXème siècle, conception portée par « les compagnons de l’université
nouvelle » comme un argument pour la démocratisation : les enfants du
peuple qui sont doués sont empêchés de rentrer dans l’enseignement secondaire
par un système scolaire ségrégatif ; c’est du gâchis pour eux et pour le
pays qui se prive de futures têtes pensantes…
Mais plus
tard, face à la démocratisation de l’accès au secondaire, l’idée de dons est
mobilisée dans une logique fataliste : ça ne sert à rien de leur faire
poursuivre des études. Ou encore : « l’échec est une fatalité, c’est
joué d’avance. »
L’idée de
dons repose sur une conception de l’intelligence innée, biologique. Mais dans
les années 1950-60, on va se rendre compte que l’origine sociale
« pèse » beaucoup dans le fait de détenir des « dons
scolaires »… Attention donc à une lecture qui « naturalise »
(comme si c’était naturel, inné) ce qui relève largement de l’acquis dans un
milieu social.
Mais
attention à ne pas « essentialiser » ce qui est acquis dans le milieu
socio-famial : voir la semaine prochaine la déconstruciton de l’idée de
« handicap socio-culturel ».
04 octobre 2007
cours de licence "introduction à la sociologie de l'éducation"
Informations sur le déroulement de l'EC :
deux notes seront attribuées à chaque étudiant : l'une à l'occasion d'un devoir sur table final (une question sera posée pour inviter les étudiants à faire la synthèse du cours) ; l'autre en cours de semestre dont les modalités sont à préciser ultérieurement.
Plan du cours :
première partie : les sociologies "déterministes"
chapitre 1 = Durkheim
chap. 2 = Bourdieu
deuxième partie : les sociologies "individualistes"
ch.3 = Boudon
ch.4 = l'interactionnisme symbolique
troisième partie : les sociologies qui étudient des parcours
d'élèves et des situations scolaires dans des contextes sociaux
déterminés
ch.5 : Terrail
ch.6 : Beaud
ch.7 si le temps le permet : Lahire ou ESCOL
Résumé de la séance d'aujourd'hui :
INTRODUCTION
*
Présentation du cours sur le semestre et de ses objectifs (connaître et situer
respectivement des auteurs, des théories, des méthodes ; s’initier à la
déconstruction de discours de sens commun et à la problématisation /
construction d’objets sociologiques).
* l'objectivation des phénomènes sociaux est moins habituelle que celle des phénomènes naturels, d'où des résistances.
* définitions : sociologie ; dénaturalisation : allants-de-soi ; sens commun ; prénotions ; objets bavards ; déconstruction ; rupture épistémologique ; construction d’objets sociologiques ; objectivation et résistance à l’objectivation (notamment sur "échec scolaire", faits sociaux et expérience individuelle...).
* bibliographie : biblio.doc
PREMIERE PARTIE : LES SOCIOLOGIES DETERMINISTES
Chapitre 1 : Durkheim
Nous avons commencé à lire un extrait d'un livre de Durkheim
Pour la semaine prochaine finir de lire le texte distribué qui est également téléchargeable ci contre : DK_educ_et_socio.doc
Deux objectifs principaux dans la lecture de ce texte :
1) comprendre comment le texte est construit pour amener les arguments de façon progressive et structurée.
2) répondre aux questions suivantes qui vous aideront à avoir des
fils conducteurs de votre lecture et à ne pas se noyer dans chacune des
idées (qu'il faut comprendre bien sur en même temps) :
- Quel objet sociologique Durkheim construit-il ?
- Quels problèmes
sociaux de son temps le conduisent à étudier cette question ? Quelles ruptures
avec les conceptions dominantes à son époque marque-t-il ?
- En quoi cet extrait mobilise (explicitement ou
implicitement) des concepts et des analyses que Durkheim a élaborés par
ailleurs ?
- En quoi cet extrait montre la mise en œuvre des règles
de sa méthode sociologique ?
* * *
Pour approfondir la réfléxion ou les lectures, plusieurs pistes :
* Jean-Claude Filloux a écrit des textes de rpésentation de l'oeuvre de Durkheim qui sont accessibles pour des étudiants de licence. A la bibliothèque, vous pouvez aller voir : Filloux Jean-Claude, Durkheim et l’éducation, Paris : PUF, 1994, collection "pédagogies et pédagogues", 128 p ; de même, en ligne, vous pouvez lire : http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Durkheim--Emile_Durkheim_penseur_de_leducation_par_Jean-Claude_Filloux
* Trois ouvrages de Durkheim sur l'éducation exisnte (chacun d'eux peut être emprunté à la bibliothèque de Paris 8 - voir le lien ci-contre dans la colonne de droite ; de même, chacun d'eux peut être consulté en ligne en texte intégrale sur le site québecois "les classsiques des sciences sociales", voir le lien ci-contre aussi). Il s'agit des trois ouvrages suivants :
Durkheim Émile, Éducation et sociologie, Paris : P.U.F (Quadrige), rééd. 1999, 130 p.
Durkheim Émile, L’éducation morale, Paris : P.U.F (Quadrige), rééd. 1992, 242 p.
Durkheim Émile, L’évolution pédagogique en France, Paris : P.U.F (Quadrige), rééd. 1999, 403 p.
A la semaine prochaine
cours "les élèves en difficultés"
Plan du cours :
partie 1 : qu'appelle-t-on échec scolaire ? Quelles évolutions ? De l'objet social à un objet de recherches
partie 2 : différentes théories qui permettent de comprendre les phénomènes nommés "échec scolaire"
partie 3 : comment se construit "l'échec scolaire" ?
Informations sur le déroulement de l'EC :
deux notes seront attribuées à chaque étudiant : l'une à l'occasion d'un devoir sur table final (une question sera posée pour inviter les étudiants à faire la synthèse du cours) ; l'autre en cours de semestre soit une note de stage liée au module de préprofessionnsalisaiton aux métiers de l'enseignement soit un dossier d'étude d'un texte (à préciser)
Résumé de la séance d'aujourd'hui :
INTRODUCTION
*
Présentation du cours sur le semestre et de ses objectifs
*
Difficultés liées à l'objet étudié pour construire une posture, un
regard de recherche, d'analyse, qui ne soit pas pris par les
implications de chacun dans la question.
* Approche principalement sociologique avec des apports de didactique
* lecture du texte :
Isambert-Jamati Viviane, « Quelques rappels de l’émergence de l’échec scolaire
comme "problème social" dans les milieux pédagogiques français », in Plaisance Éric (dir.) L’échec scolaire : Nouveaux débats, nouvelles
approches sociologiques, Paris : éd. du CNRS, 1985, pp. 155-163.
§
Préalablement à la lecture, rapides repères historiques sur l’évolution
du système scolaire
§
Lecture du texte et éclairage à partir des notions abordées + méthode de
recherche. (début de lecture ensemble + travail à finir par les étudiants pour
la séance suivante). Pour les absents : le livre se trouve à la BU de P8.

